Charte du collectif Stop TAFTA de la métropole lilloise

Cette charte vise à clarifier les objectifs, l’éthique et le fonctionnement du collectif Stop TAFTA de la métropole lilloise.
Nom du collectif : Collectif Stop TAFTA de la métropole lilloise
Objectifs du collectif : Rejeter en bloc ces traités de libre-échange (TAFTA, CETA, TISA, APE) qui ne sont pas amendables.
Informer le public, interpeller les élus, élargir le collectif le plus largement possible.
Ethique du collectif :
Les organisations (syndicales, politiques, associatives, ONG) et les particuliers signataires de cette charte, visent à la transformation écologique et sociale de la société dans son ensemble.
Cette charte s’appuie sur le mandat commercial alternatif aux Accords de Libre Echange de l’AITEC  pour en finir avec le secret, la confiscation du pouvoir par les multinationales et la domination de la Commission européenne.

Partage équitable et une gestion durable des matières premières, agricoles et des ressources naturelles :
– Contre le commerce et l’investissement prédateurs (confiscation des terres, dégâts environnementaux).
– Contre les importations prédatrices en provenance des pays du sud.
Solidarité plutôt que compétitivité entre les pays (droits humains, déplacements forcés, suppression des droits de douane).
Préservation des services publics de qualité, de la protection sociale.
L’Etat protecteur des droits humains, droits des femmes, le droit du travail, l’environnement, normes sociales, garantir un revenu stable et décent.
Préservation du climat, de la biodiversité.
Régulation des marchés et les opérateurs de services financiers.
Exclure les biens communs du commerce international (eau, santé, éducation, services financiers, semences, données personnelles, protection des consommateurs, vie privée).
Solidarité internationale envers les pays les plus pauvres.
Principe de précaution.
Pluralisme, non discrimination, tolérance, justice, solidarité, égalité.
Préservation des marchés publics comme garant du bon usage de l’argent du contribuable, pour préserver l’économie locale, promouvoir une société égalitaire, la protection de l’environnement.
Lutte contre les idées xénophobes, contre toutes les discriminations.
Les membres : Toute personne, à titre personnel, ou comme représentant d’une organisation, qui adhère aux objectifs du collectif et à cette charte, peut devenir membre.
Chaque membre communique son nom, prénom, éventuellement le nom de l’organisation qu’il représente, l’adresse mail qu’il souhaite voir figurer sur la liste de diffusion du collectif. Cette liste de diffusion est centralisée par le collectif. Elle sert à diffuser les informations, invitations aux réunions, ordres du jour et comptes rendus. Les adresses mail ne sont pas visible (Cci).
La qualité de membre n’est pas conditionnée au versement d’une cotisation. Pour mener ses actions, le collectif s’appuie largement sur le bénévolat de ses membres et de ses partenaires mais cela ne peut suffire. Des dépenses doivent être envisagées (outil de communication, location de salle…). Un appel à contribution volontaire est fait en euros ou en nature (voir les moyens du collectif).
Aucune compétence particulière n’est demandée pour devenir membre. Le collectif a aussi un objectif d’éducation populaire auprès du « grand public » comme auprès des personnes qui souhaitent approfondir leurs connaissances. A défaut d’expertise locale sur certains domaines, celle ci peut être obtenue auprès du collectif national ou de partenaires (Attac, Aitec…).
Les membres sont libres d’intégrer un ou plusieurs groupes de travail, de les quitter, d’en changer à partir du moment où ils s’engagent à communiquer les informations qu’ils détiennent afin de faciliter la reprise des tâches.
Le fonctionnement du collectif, sa capacité à mener des actions, sont conditionnés bien sûr à l’engagement de chacun. L’ambition du collectif s’adaptera à l’ampleur de l’engagement de ses membres. L’essentiel du fonctionnement du collectif ne peut se limiter à l’engagement de quelques uns. Cela conduirait inévitablement à un phénomène d’usure.
Les moyens du collectif :
Un appel à contribution est fait auprès des membres sans limite mini ni maxi. Cette contribution peut être faite en euros et/ou en nature (quota de photocopies, mise à disposition de matériel…). Il est important que chacun puisse contribuer à sa manière et à la hauteur de ses moyens.
Une comptabilité est tenue par la trésorière de l’association Attac Roubaix-Tourcoing. Un compte bancaire a été ouvert au Crédit Municipal de Roubaix. Le collectif détient un chéquier au nom de Attac Tafta dont la trésorière est la seule à posséder la signature. Un budget prévisionnel et un bilan sont établis chaque année.
Les dépenses les plus fréquentes sont : frais de duplication, banderole, autres outils de communication, réalisation de vidéo, défraiement suite déplacement.
Le collectif dispose d’une boite mail collective stop.tafta@gmail.com et d’un site http://www.stoptafta-npdc.com
Fonctionnement courant :
Le collectif est autonome. Il a cependant un devoir moral de s’impliquer dans des actions nationales ou internationales initiées par le collectif national.
Le collectif se réunit environ chaque mois, habituellement à la MRES. La date de la prochaine réunion est décidée en fin de réunion. Une invitation avec une proposition d’ordre du jour est adressée par mail à tous les adhérents une semaine avant. Un compte-rendu est établi dans les jours qui suivent la réunion. Il précise la date de la prochaine réunion. Il est adressé par mail à tous les membres.
La réunion se limite à une durée de 2 heures maxi. Un animateur est désigné pour conduire la réunion. Les décisions sont prises par consensus.
Des groupes de travail peuvent être créés. Ceux-ci travaillent de manière autonome et produisent leurs résultats en réunion plénière.
Le collectif fait parti d’un réseau d’une centaine de collectifs de même type en France dont 4 dans la région. Un collectif national centralise des informations des collectifs locaux. Il propose des actions nationales, apporte des conseils et des moyens logistiques. Ce collectif national dispose d’un site www.collectifstoptafta.org/ et d’une boite mail de contact : contact@collectifstoptafta.org
Des contacts existent avec les autres collectifs européens et internationaux. 320 organisations existent dans 24 pays de l’UE.
Types d’action :
Elles peuvent être organisées localement ou collectivement par plusieurs collectifs régionaux ou nationaux.
Des actions européennes peuvent être menées. Les collectifs du Nord de la France, de par leur proximité de Bruxelles (siège des institutions européennes), sont particulièrement concernés par ces actions européennes.
Les actions qui peuvent être menées sont par exemple : sensibilisation du « grand public », interpellation des élus locaux, territoriaux, nationaux, européens et la société civile, analyses du mandat des négociations, accroître l’expertise des militants, étoffer le collectif, rédiger des articles, organiser des conférences d’experts, solliciter les médias, réaliser des photos et vidéos, sensibiliser des habitants des quartiers en intervenant dans les centres sociaux, les associations locales, partenariats…
Partenaires :
Des actions peuvent être menées en partenariat avec d’autres associations, syndicats, partis pour peu que ces actions aient un lien avec les objectifs du collectif.
Exemples de partenariats : avec les centres sociaux de Villeneuve d’Ascq, avec le PC de Carvin dans le cadre d’une journée des alternatives, avec Alternatiba, avec SUD sur la santé en Europe, avec SUD sur des coopérations transfrontalières…

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